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Un couple (une maîtresse SM et son esclave plus précisément) enlève leur voisine pour en tirer une rançon auprès de son compagnon. Malheureusement pour les deux
kidnappeurs, les cassettes vidéo montrant les sévices subits par sa conjointe est la seule chose qui l'excite. Alors, plutôt que de se soumettre aux désirs des ravisseurs, il attend avec
impatience la prochaine...
Jean Louis Costes, provocateur de son état, campe ici le rôle du travelo sadique, sorte d'esclave sexuel à la merci de sa maîtresse. Celle-ci lui fait subir les plus outrageantes humiliations,
mais au final pour le plaisir des deux pervers. Entre autres, Costes se prostituera, se fera pisser
dessus, chiera comme un chien dans la rue... le tout, bien entendu, totalement assumé, et absolument pas suggéré, comme à son habitude, Costes se film en train de chier ou de se faire sodomiser
en gros plan, de s'auto-fister et autres joyeusetés du genre avec une complaisance étonnante. I love snuff ne brille pas par sa réalisation, puisqu'on rejoint ici l'ultra underground fauché, qui
n'a que pour seul but de choquer. Filmé à l'arrache en vidéo avec son direct, on se retrouve souvent dans une cacophonie inaudible qui donne assez vite mal au crâne. Les performeurs jouent plutôt
mal, mais ça n'a aucune importance, l'intérêt (si je puis dire) ne se situe pas là, mais plutôt dans une recherche absolue de l'outrance. A priori pourquoi pas ! Seulement voilà, impossible de
comprendre où Costes veut en venir, excepté le côté extrême des séquences de sévices ou d'humiliations il n'y a rien d'autre que du vide, un vide sidéral que rien ne comble. On pourrait donc en
conclure que I love snuff est dénué de tout intérêt. Que nenni, ses abus en tous genres le rendent indispensable à tout pervers qui sommeil en nous. Le réalisateur brise tous les tabous du sexe
et de la violence à l'écran, et rien que pour ça I love snuff z le mérite d'exister.
Oubliez tout ce que vous avez vu jusqu'à présent, les Nekromantik ou autre I piss on your grave ne sont autre que de tendres poèmes à coté de cet ovni.
Une expérience parfois lourde à digérer et uniquement réservée à un public extrêmement averti mais qui ne laissera pas indifférent. De là à dire que l'on peut "aimer" ce genre de performance, je
ne m'y risquerai pas. Je dirai juste que la curiosité n'est pas un si vilain défaut que ça.
Anecdote: Jean Louis Costes se produit très régulièrement dans des performances artistico trash, sur scène il déploie toujours les mêmes armes : sexe, scatologie, violence... ses performances et
ses interventions de quelles qu'elles soient sont toujours sources de controverses et d'ambiguïtés.
Souvent il est accusé de tous les vices. Mais faut-il vraiment creuser et chercher à comprendre les méandres de son "art" ? Pas sûr, et surtout sans importance.
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